Septembre
Un silence subtil
Enveloppe la plage
Quelques parasols incongrus
S’accrochent à l’été qui fut
La lumière d’or est douce à l’oeil
Mais le coeur se ferme
Et attend le printemps
Septembre
Un silence subtil
Enveloppe la plage
Quelques parasols incongrus
S’accrochent à l’été qui fut
La lumière d’or est douce à l’oeil
Mais le coeur se ferme
Et attend le printemps
Depuis le ponton
On cherche le parasol
Papa et Maman
Deux petites marmottes
A la porte de leur grotte
On rigole
A genoux dans l’eau fraîche
On regarde l’amour
Assis sous le parasol bleu
On agite une main
Il agite une main
Juste ce parasol
Juste cet amour
Assis sur une serviette
Au milieu des parasols
On se sent seul
Tout raide devant le parasol
Yeux fermés Nez plissé
Cou tendu
On subit en silence le supplice
De la crème
On est un grand !

Parasol presqu’illustré cet été 2020 😉
Assis sous un parasol
Les yeux dans la mer
On se rejoue le rêve effaré
De la nuit
On filait dans l’eau claire
Accroché à l’aile bleue
D’un dauphin
Yeux fermés
Etendu détendu tout près du parasol
Le soleil au creux des reins
On grabote le sable chaud
La plage ronronne
Avec la mer
Tout est bien
Un oeil multiple marche
Armé d’une longue faux
De petits masques de papier se cachent
Tremblants
Derrière d’autres petits masques
Au loin
Sur fond d’or et de rose pur
Un parasol bleu