Odyssée XXI – Déposition

Il est venu vers moi

Les autres attendaient derrière

Il était nu hagard

Il parlait Portugais

Il a dit qu’il s’appelait Pessoa

Personne

Qu’il était Prix Nobel

Qu’ hier

Leur bateau s’était broyé dans la tempête

Où sont-ils ?

Je ne sais pas

La police les a tous embarqués

Et vous ?

Je suis restée sous mon parasol

⛱ Le zéro et l’infini (suite)

Il se dandinait devant le parasol

On a vu la goutte de sang

Au bout de son bec jaune

Crochu

Son oeil rond rouge

Glacé

Et maintenant il plane

Magnifique

Là-haut dans le ciel bleu

PS : je sais que j’indispose certains de mes chers lecteurs avec mes références obscures : là je dois dire que je sors pas tout-à-fait indemne du roman de Koestler dont j’ai appris hier qu’il vient d’être retraduit.

La version Brassens de ce que cherche à exprimer serait plutôt « mourir pour des idées d’accord ! mais de mort lente ! » ..;-/

Voilà 😉

Sinon, mon sujet c’est le goéland , l’albatros (pour info 😉 ) n’a pas de goutte de sang au bout du bec ….Ceci pour dire que mon misérable parasol n’entame en rien la rêverie de Baudelaire 😉