Le petit matin
Frais et dispos
Méprise le gros parasol paresseux
Qui l’ignore
Mais ils se rencontrent si peu !
Le petit matin
Frais et dispos
Méprise le gros parasol paresseux
Qui l’ignore
Mais ils se rencontrent si peu !
Quand le soleil décline
L’ombre du parasol s’allonge
Le silence s’installe sur la plage
Et s’emplit peu à peu
Du clapotis secret de la mer
Assise sous un parasol
A regarder la mer
On se dit qu’à rester ainsi
Assise sous un parasol
A regarder la mer
On ne rencontrera
Ni l’âme soeur
Ni le boulanger du village

Juste une photo (très récente prise aux Saintes Maries) qui n’a strictement rien à voir avec le texte au-dessus car d’aucuns m’ont dit que mon site était trop sévère 😉
A plat-ventre
Tout à côté du parasol
Le corps collé au sable chaud
Les bras brassant le sable chaud
Les pieds fouissant le sable chaud
On évacue les mots
On évacue les maux
Les mots les maux
Les maux les mots
Dans le sable chaud
Assis bien sages
Dans l’ombre du parasol
Langue en pointe
Religieux
Les yeux perdus dans la vague
On lèche le caramel dur et doré
Coulé au fond du coquillage
C’est bien étrange
Et bien bizarre une plage
Ni terre ni mer
Rien n’y pousse
On s’y déshabille
Et on y plante
Un parasol
Grosse fausse fleur
Sous laquelle on s’allonge
Ni nu ni vêtu
Rougejaunes contre bleuverts
On est tous prêts mais
Papa ne trouve pas le cochonnet
Il s’ est caché dans le sable
Quelque part sous le parasol
Et surtout ! Pas de soleil
Sur la cicatrice !
Morfondu sous le parasol
On touille le sable
Avec un bâton
Plus rien n’a de sel
Pas même la mer