Alignés sous les parasols
Emmaillotés dans nos peaux grises
Qui s’effritent au soleil
On regarde la mer
Dialogue immobile
Que plus rien ne perturbe
Même pas le pastis
Alignés sous les parasols
Emmaillotés dans nos peaux grises
Qui s’effritent au soleil
On regarde la mer
Dialogue immobile
Que plus rien ne perturbe
Même pas le pastis
Forts de notre sève radieuse
Plantés contre le ciel bleu
Nous regardons du haut de la falaise
La plage heureuse
Où poussent pêle-mêle
Les parasols démodés et joyeux
Dédiée à mon amie Warda qui, pour clore une discussion douloureuse, m’a donné ce proverbe Kabyle : ‘Chat qui part ne revient pas’
et à Françoise, partie en mai dernier rejoindre le Pays des Chats. Dans sa dernière lettre, elle m’avait demandé de dessiner des chats. Cela faisait bientôt un an que je pensais chats mais je n’avais pas d’idée.
Le déclic a été ce proverbe de Warda.

A quatre pattes sur le sable
On creuse un puits profond
Tout seul
Personne ne veut
L’eau soudain
On se retourne
Le parasol regarde
Sourit
Maman !
Gentillement assis sous le parasol
On regarde la mer
Mais on attend la nuit
Sans parasol
Assis sur le sable de l’hiver
On regarde la mer
Elle est vaste
Juste devant le parasol
Des empreintes s’éloignent sur le sable mouillé
Et notre coeur avec
Accablé de chaleur
On lisotte un gros pavé
Rebondissements médiocres et boule de gomme
De temps en temps
On lève les yeux sur l’horizon vide
Allez ! Hop !
Il faut agir !
On plie le parasol