Serrés sous un parasol
On attend la fin de la fine pluie
Sournoise et tenace
Qui veut couler notre weekend
Serrés sous un parasol
On attend la fin de la fine pluie
Sournoise et tenace
Qui veut couler notre weekend
Les parasols s’en vont
Le silence s’installe sur la plage
Alors la mer
Commence à chuchoter
Assis sous le parasol
On copie cent fois
Tu n’iras pas poursuivre
Un ballon
Poussé par le vent de terre
Chez nous Grand-Mère
Met une cuvette d’eau
Sous le parasol
Pour rincer le sable
Avant qu’on mette nos chaussettes
Ça craint !
Endormi sur ‘La Route des Flandres’
Entre des cris d’obus et un cheval mort
On se réveille tout bronzé
Sous le parasol
Et la mer étincelle
PS : Pour ceux et celles qui ne connaitraient pas, ‘La Route des Flandres’ de Claude Simon est un livre extraordinaire.
Hier
Jour d’hiver jour d’été
Dans la poche du vieux ciré
On trouve
Le coquillage donné
PS : L’auteure ne nie pas une influence nippo-proustienne dans ce petit texte : elle regrette simplement le principe de réalité qui fait que si la plupart des gens gardent leur langue dans leur poche, personne ne met un parasol dans sa poche. Donc pour tenir la ligne de son blog, elle a dû se résoudre à ce que le mot ‘parasol’ n’apparaisse que dans le titre. Une fois n’est pas coutume, disait sa grand-mère 😉
Qui cherche l’Éternité
La trouve
Dans un enfant avec un seau
Creusant le sable
Devant un parasol
https://link.infini.fr/expo-avril-2024 Deux minutes : à regarder plutôt sur ordinateur que sur smartphone.
Et voilà ! les Riches Heures de la chapelle Saint Ivy / Zant Ivy sont venues se sont arrêtées et puis elles sont parties comme toutes les heures.
Grâce au lieu ( où le nombre d’or a dû être respecté par les constructeurs de 1759 tellement l’on si sent bien) et à l’éclairage ( travail de vrai spécialiste qui aime son métier), j’ai passé une semaine assez extraordinaire au milieu de mes peintures que je voyais pour la première fois ensemble . Pas toutes toutes mais enfin un bon nombre quand même puisque j’ai pu en suspendre 30, c’est-à-dire un peu plus d’un tiers.
Les visiteurs furent assez peu nombreux (une petite centaine sur 7 jours ) mais du fait même de leur rareté et de la petite taille de la chapelle, j’ai vraiment pu échanger avec eux et ils ont eu l’occasion de me dire ce qu’ils ‘voyaient’ dans mes peintures … Et ça, ç’a été vraiment très intéressant et très instructif, très amusant aussi car l’expression ‘ne pas voir du même oeil’ jouait à fond ici.
Tous ces visiteurs étaient très chaleureux et la plupart carrément enthousiastes . Ce qui a très largement rattrapé les moments de solitude de cette semaine d’avril ensoleillée où le promeneur préférait manifestement arpenter les sentiers côtiers plutôt que déambuler dans une petite chapelle.
Grâce à une dame qui l’avait chantée avec sa harpe celtique à Ker Maria (autre belle église près de Pléhédel), j’ai découvert la chanson Loguivy-de-la-Mer que j’ai fait résonner dans la chapelle qui a une sonorité magnifique (dont j’ai beaucoup profité 😉 )
Voili Voilou !
J’espère que vous avez tous compris que j’ai adoré ! 😉
sl
PS : Je précise que pour que le ‘je’ puisse adorer, il a fallu l’aide logistique sans faille d’un ‘il’ que je remercie …..;-)