Nuit sans lune
Tout est noir
On veille sur le monde
Le ciel est noir
La mer est noire
Le vent libre souffle sur la plage
Les parasols cliquètent
Comme des mâts de navire
Nuit sans lune
Tout est noir
On veille sur le monde
Le ciel est noir
La mer est noire
Le vent libre souffle sur la plage
Les parasols cliquètent
Comme des mâts de navire
Jour de fête
Aujourd’hui
On a sorti le parasol
Tiens !
C’est la fête chez les voisins !
Ils ont sorti le parasol !
Assis sur le sable mouillé
On lance dans l’eau de petits graviers
Personne sous le parasol
Pour partager ma peine
On marche On marche
Sur le sentier côtier
Il fait chaud
On n’a plus d’eau
Et tout-à-coup
En contrebas
Les quatre parasols bleus d’une paillote
Le ciel la mer le soleil
Et sur le sable
Un seau une pelle un ballon
Deux transats
Et un parasol

Et voilà une chinoiserie de plus 😉
Toujours 50 par 65 : pour les non-versés en écriture chinoise, j’ai tenté le radical ‘toit’ au-dessus de la jeune fille …
Pour les éternels curieux de ‘où va-t-elle chercher ça ?’, vous dire qu’ il y a une dizaine d’années un ami m’a dit que contrairement aux luttes frontales des occidentaux, les chinois préféraient une autre forme de lutte (pas tous les chinois sûrement (mais comme nous le savons tous les chinois sont nombreux et peut-être différents les uns des autres ??) car un nouvel économiste en désaccord vient de ‘disparaitre’ https://www.theguardian.com/world/2024/sep/25/china-economist-zhu-hengpeng-disappearance-xi-jinping-wechat-comments)
Mais ceci ne nous regarde pas ! En tout cas, mon ami m’a appris qu’il y avait un proverbe chinois qui disait
« Assis au bord de la rivière, j’attends de voir passer le cadavre de mon ennemi . »
Manifestement, cette phrase a fait son petit chemin puisque cette peinture, plus intranquille donc qu’il n’y parait, est ‘sortie’ …;-)
Fuyant la fournaise du parasol
On plonge dans le polar élu
Une histoire de salopard
Qui erre dans la nuit polaire
Pas gai mais la neige
( C’est rafraichissant )
PS : réfléchissant sur ce petit parasol, je me dis que je pourrais tenter une édition sibérienne de momentparasol . Eh! EH! Eh ! 😉
PPS : Pour ceux de mes lecteurs qui sont surpris par le style nouveau et éphémère rassurez-vous ! (avant-dernière ligne qui s’interrompt) , la référence est à Antoine Volodine dont je lis en ce moment ‘Le Port Intérieur’ : pas gai mais le style … 😉
Tout nu
À quatre pattes au bord du parasol
Éperdu de désir
On regarde le ballon rouge
À plat -ventre sur le sable
À côté du parasol
Transpercé par le bloc de soleil brûlant
Sans mouvement
On devient lézard