Peinture : La muse (incomprise) et son artiste

Bonjour !

une fois de plus de l’acrylique 50*65 cm . Une fois de plus je suis dégoûtée par le rendu des couleurs : le bout des seins et les pâquerettes sont rouge vif ; le corps de la muse est d’un beau rose malabar,le jaune du plastron est un joli jaune tendre, la veste est vert sombre etc etc.. sans parler des cheveux de la statue qui sont dorés..Bref, le vrai tableau pète 😉 Je me rends compte que mon commentaire fait un peu compte rendu pour aveugles : excusez-moi 😉

Tant pis cela donne une idée .

Si vous voulez trouver quelles idées m’ont traversée quand je peignais ça, il faut chercher du côté de ce qui est pour moi l’énigme Baudelaire qui a pu écrire ‘La beauté ‘ ET ‘Le serpent qui danse’ (superbement (à mon avis) mis en musique et chanté par Gainsbourg)

De la mouette et du goéland : réponse à Fred, l’un de mes plus fidèles lecteurs ;-)

Donc Fred , après avoir lu mon dernier parasol , 1387ième du nom, intitulé ‘Les mouettes n’ont pas de pelle’ a écrit ceci : Coucou ! Je voudrais pas casser l’ambiance, mais là c’est pas une mouette mais un goéland. Ce qui n’enlève rien au propos ! 😉

J’ai donc filé sur mon site et y ai exhumé (miracle de l’internet) les 4 et seulement 4 parasols qui prouvent qui prouvent qui prouvent .. 😉

Noms d’emprunt  21-12-2015

Allongé sur le sable bien chaud

À côté du parasol

On regarde ces chouettes mouettes

Qui sont toutes des goélands

Et on pense à tous ces chameaux du désert

Qui sont – eh oui ma fille ! – des dromadaires

Transmission  06-04-2016

Assis sous le parasol

On regarde une jeune mère

Montrer une mouette

À sa petite fille

C’est un goéland

Le goéland  18-10-2022

Il se dandinait devant le parasol

On a vu la goutte de sang

Au bout de son bec jaune

Crochu

Son oeil rond rouge

Glacé

Et maintenant il plane

Magnifique

Là-haut dans le ciel bleu

Icare  07-12-2016

Assis sur une serviette

À l’ombre d’un parasol

On regarde planer

Un goéland

On voudrait pouvoir

Pouvoir         pouvoir

Photographie (s) : Autoportrait au smartphone / Conséquences de mon exposition à Richter Mauvignier et Stepanova (entre autres)- images et glose hors-sujet .

Bonjour à vous !

Un petit peu de glose en ce lendemain de week-end parisien où je me suis exposée au virus Gerhard Richter (Fondation Vuitton) alors que je suis en train d’écouter (bien ‘narré’ par Denis Podalydes ) La maison vide de Laurent Mauvignier (il me reste 15 heures d’écoute 😉 )

Une des lignes de Richter a été de peindre à l’huile des reproductions floutées de photos de sa famille quittée en hâte lorsqu’il s’est enfui de RDA au moment de la construction du Mur de Berlin . Le portrait de sa fille Betty ci-dessus montre d’une part l’excellence de Richter comme peintre, d’autre part qu’il opère la même distanciation entre lui et sa fille contemporaine de l’acte de peindre qu’ entre lui et ses proches fixés comme des papillons sur une planche par la photographie d’instants passés engloutis à jamais . Le moins que l’on puisse dire c’est que la posture est chelou, voire flippante.

Laurent Mauvignier de son côté a reçu le Prix Goncourt 2025 pour un roman La maison vide où le narrateur quinquagénaire s’échine à ressusciter des membres de sa famille disparus depuis longtemps à partir de ce qu’il a pu retrouver comme objets, reliques dans la maison familiale et de bribes d’histoires qu’il a recueillies ici et là. J’en suis à l’arrière-grand -mère Marie-Ernestine.

Plus riche plus dense plus ardu (voir l’état de la couverture 😉 ) le livre de Maria Stepanova En mémoire de la mémoire qui s’attaque à la même face himalayenne que Mauvignier – expédition très à la mode actuellement semble-t-il.

Il est difficile de ne pas attraper ce virus-là, celui d’essayer d’imaginer qui étaient nos ancêtres (à commencer par nos parents) et de chercher en quoi nos vies coulent, découlent des leurs. Dans un autre domaine, qui n’est pas celui des arts plastiques ni celui de la littérature ni celui de la généalogie, il y a les passeurs d’âmes.

Bien remuée (moved) par Richter, j’y suis allée de mon escalade à moi : cet ‘Autoportrait au smartphone’, qui est mon reflet dans une sphère d’acier (une bille d’un roulement à billes si je me souviens bien ) exposée dans une des salles. C’est ma réponse ‘à la Richter’ : Qui suis-je pour moi ? qui suis-je pour mes contemporains ? qui serai-je pour mes descendants ? et au finish bien sûr, est-il nécessaire de fariboler sur cette ombre noire illisible ?

C’est pour cela que je suis contente du hasard (mais le hasard existe-t-il ?? 😉 ) qui m’a fait prendre cette photo floue d’un ‘gênant’ regardant une sphère dessinée par Richter que je voulais photographier. C’est la cerise sur le gâteau 😉 Il n’y a même pas de silhouette dans la sphère qu’il regarde 😉 Est-ce un descendant lointain que j’aurais croisé dans cette exposition ?? 😉

Bon ! voilà pour la glose et le partage . Je précise que c’est la première fois (mais que ce n’est pas la dernière 😉 ) que j’utilise la touche ‘retouche’ de mon premier smartphone.

Bien amicalement, voire affectueusement (;-) ..),

sl