Allongé sur le dos
À même les galets chauds
Traversé par le soleil d’été
On boycotte le parasol
On se laisse réparer
Allongé sur le dos
À même les galets chauds
Traversé par le soleil d’été
On boycotte le parasol
On se laisse réparer
Le vent est frisquet
On court vers le parasol
Et on voit le petit tas rouge
Notre serviette toute mouillée
Toute pleine de sable
Assis devant une mousse
On regarde la plage
Plantée de parasols
Comme autant d’arbres à palabres

Et me revoilà au pinceau 😉
Toujours grand 65*50 . Toujours de l’acrylique .Les couleurs , comme d’hab, sont beaucoup plus belles (surtout les montagnes) en vrai .
Je pense que je dois (profondément ) ce dessin à un très cher ami qui m’a dit un jour que le chemin est plus intéressant que l’arrivée : sa compagne le reconnaitra car il ne va pas sur mon blog 😉
Mais le déclencheur est l’extraordinaire roman de Marguerite Duras ‘Le Vice-Consul’ : le début du roman suit une jeune paysanne enceinte chassée par sa famille qui longe pieds nus pendant des pages et des années le fleuve qui mène à la mer (c’est pour cela que j’ai choisi le bleu comme couleur du chemin ).
Comme teaser , vous dire que la peinture qui suivra a elle aussi été déclenchée par ce roman.
J’aurais voulu écrire l’idéogramme Tao ou Dao qui veut dire (entre autres) la voie ou le chemin mais je n’avais pas la place et de toute façon il se passe de peinture 😉 Notez quand même que j’ai donné à mon pèlerin la forme de l’idéogramme chinois qui signifie ‘homme’ 😉
Bien amicalement à tous par ces temps sauvages !
sl
Papa et Maman sont là-bas
Sous le parasol
Nous
Avec nos seaux et nos épuisettes
On explore les rochers
Seul sous le parasol
Évadé du corps lourd
Enfoncé dans le sable chaud
L’esprit vole immobile
Léger futile transparent
Sans passé sans présent sans futur
Septembre dernier jour
Il pleut la mer est grise
Les pins parasols virent au noir
On fourre un galet dans sa poche
Pour combattre l’hiver
Le sage et le fou sortent nu-tête
Dans leur main gauche
Un parapluie roulé
Dans leur main droite
Un parasol roulé
À genoux sous le parasol
On enroule le poussin mouillé
Dans une serviette toute chaude
Qui est le plus heureux ?
Assis sous le parasol
On regarde la mer à boire
Et tout -à-coup
On n’a plus soif