Avec Papa
En plein devant le parasol
On a fait une vraie voiture de course
Juste deux sièges
Des phares
Des vitesses
Mais on a problème avec le volant
Hein Papa ! qu’on a un problème
Avec le volant !
Avec Papa
En plein devant le parasol
On a fait une vraie voiture de course
Juste deux sièges
Des phares
Des vitesses
Mais on a problème avec le volant
Hein Papa ! qu’on a un problème
Avec le volant !
Assis sous le parasol
On la regarde rieuse
Bronzée
Courir et plonger dans l’eau
C’est mieux que le coucou
Par la fenêtre
Le matin
Quand elle va au boulot
Il pleut sur la vitre de la chambre
Le balcon regarde la mer plate et grise
L’ennui comme un chat mort
Rôde sur la plage sans parasol
C’est l’hiver
Assis jambes ballantes
Tout au bord de la terre
Le parasol planté dans un trou de rocher
On bute contre la mer
Il se dandinait devant le parasol
On a vu la goutte de sang
Au bout de son bec jaune
Crochu
Son oeil rond rouge
Glacé
Et maintenant il plane
Magnifique
Là-haut dans le ciel bleu
PS : je sais que j’indispose certains de mes chers lecteurs avec mes références obscures : là je dois dire que je sors pas tout-à-fait indemne du roman de Koestler dont j’ai appris hier qu’il vient d’être retraduit.
La version Brassens de ce que cherche à exprimer serait plutôt « mourir pour des idées d’accord ! mais de mort lente ! » ..;-/
Voilà 😉
Sinon, mon sujet c’est le goéland , l’albatros (pour info 😉 ) n’a pas de goutte de sang au bout du bec ….Ceci pour dire que mon misérable parasol n’entame en rien la rêverie de Baudelaire 😉
On creusait le port
A côté du parasol
Il a demandé
Je peux venir ?
Papa a dit Ouibiensûr
Et maintenant
On est trop
Protégé par le parasol
Hors d’atteinte
On lit
Protégé par le parasol
On s’abstrait
Le cerveau dort sur la mer
Mécanique la main
Prend une poignée de sable
Aquatique le sable
Comme de l’eau sèche
Coule chaud entre les doigts
Mécanique la main
Aquatique le sable
Mécanique la main
Le cerveau dort
Vite ! Y a personne au Ponton !
Vite on nage
On grimpe
On court
On plonge
On regrimpe
On saute
On est juste que nous quatre !
C’est trop super !
Elle est trop bonne !
Là-bas le parasol plisse le yeux
Et sourit