A genoux devant le parasol
On fait une route dans le sable
Elle va jusqu’à la mer
A genoux devant le parasol
On fait une route dans le sable
Elle va jusqu’à la mer
Assis sous un parasol
Aucun doute
On est sur le toit du monde
Pas un souffle de vent
Assis devant une mousse
Sous un parasol de La Paillote
On regarde la plage sage
Blonde belle endormie
Comme la princesse du conte
Soudain
On voudrait tout péter
Et retrouver l’été
Madame ! La même s’il vous plait !
Ps : un des plus merveilleux poèmes de Keats a pour titre ‘Ode to Autumn’. Permettez-moi de différer 😉
Assis sous un parasol
On salue la mer
On salue le ciel
On salue le soleil et tous les astres
On salue la terre mère
On salue les poissons les mouettes
Et tous les animaux du monde
Et plus malin que Dieu
On se repose le sixième jour
Enfoncés sous le parasol
On regarde les deux loulous
Accroupis sur le sable
Jouer avec nos vieilles pelles et nos vieux râteaux
Les mêmes pelles et les mêmes râteaux
Qui est qui ?
Septembre sous nos latitudes
Est particulier
Même s’il fait bien chaud
Sans châteaux de sable
Les parasols chopent le blues
A plat-ventre sur la rabane
A côté du parasol
Le front bien calé sur les mains
On respire l’odeur de la paille chaude
Juste ça
Les yeux fermés et l’ odeur de paille chaude
Assis sous le parasol
On regarde un point
Un point sur l’horizon
Toutes les lignes de fuite
S’y précipitent
On reste assis
Après avoir médité sur le mot ‘perspective’, notamment l’expression ‘avoir de belles perspectives’ qui fait ricaner tout sage qui se respecte, je vous laisse à Diderot 😉 SL
Cependant il ferait beau voir une province entière, effrayée des dangers de la société, se disperser dans les forêts ; ses habitants vivre en bêtes farouches pour se sanctifier ; mille colonnes élevées sur les ruines de toutes affections sociales ; un nouveau peuple de stylites se dépouiller, par religion, des sentiments de la nature, cesser d’être hommes, et faire les statues pour être vrais chrétiens. — (Denis Diderot, Pensées philosophiques, Texte établi par J. Assézat, Garnier, 1875-77)
Sinon, il y a quelques idées intéressantes sur la Fuite dans ‘Eloge des voyages insensés’ de Vassili Golovanov (Editions Verdier 2008)