Le soleil se couche sur la mer
Allongé sous le parasol inutile
On regarde le petit cône pointu
Qui dépasse seul sur l’eau tranquille
Fuji Yama à contre-jour
Le soleil se couche sur la mer
Allongé sous le parasol inutile
On regarde le petit cône pointu
Qui dépasse seul sur l’eau tranquille
Fuji Yama à contre-jour
Assis à l’abri du parasol
On résiste à la pluie tiède
Cela ne va pas durer
Dit Papa
On résiste
Et pendant ce temps
La plage se vide
Parfois
Assise au milieu de mille milliards de parasols braillards
On voit le silence
Une mouette qui plane
Seule
Là-haut
Dans le ciel bleu
parasol dédié à quelqu’une dont c’est l’anniversaire oggi : 30 ans !! 😉
Bien à l’abri
A l’ombre du parasol
Bébé Chéri suce ses pieds
Dans sa poussette
La mer souriante étincelle
On lui rend son sourire
Alignés sous les parasols
Emmaillotés dans nos peaux grises
Qui s’effritent au soleil
On regarde la mer
Dialogue immobile
Que plus rien ne perturbe
Même pas le pastis
Forts de notre sève radieuse
Plantés contre le ciel bleu
Nous regardons du haut de la falaise
La plage heureuse
Où poussent pêle-mêle
Les parasols démodés et joyeux
Dédiée à mon amie Warda qui, pour clore une discussion douloureuse, m’a donné ce proverbe Kabyle : ‘Chat qui part ne revient pas’
et à Françoise, partie en mai dernier rejoindre le Pays des Chats. Dans sa dernière lettre, elle m’avait demandé de dessiner des chats. Cela faisait bientôt un an que je pensais chats mais je n’avais pas d’idée.
Le déclic a été ce proverbe de Warda.

A quatre pattes sur le sable
On creuse un puits profond
Tout seul
Personne ne veut
L’eau soudain
On se retourne
Le parasol regarde
Sourit
Maman !