A la fin de l’estive
Sous le dernier parasol
C’est l’heure pensive
Fondue dans le ciel infini
La grande mer gris tourterelle
Roucoule et nous appelle
A la fin de l’estive
Sous le dernier parasol
C’est l’heure pensive
Fondue dans le ciel infini
La grande mer gris tourterelle
Roucoule et nous appelle
Tout à côté du parasol
Interdit de pastis et de rosé frais
On descend cul sec
Shot sur shot
Un Alcools pur
Mais rien n’est plus traître que cet Apollinaire
Bien frappé
Descendant des hauteurs où pense la lumière
Tout mouillé tout heureux
On remonte vers le parasol
Torchonnée
En fouillis
Hérissée de sable
La serviette apparait
Et notre destin en même temps
Assis sur un parpaing
Les pieds dans le sable
Un sandwich à la main
On regarde la plage la mer
Les parasols les bateaux
C’est un peu mécanique
Ce n’est pas de l’ennui
C’est juste
L ‘heure de la pause
Assis en rond
Sur le sable chaud de la plage blanche
Légers d’argent et de parasols
Graves de rêve et de désirs
On ressuscite le hameau de pierres sèches
Couleur de lilas et d’abricots mûrs
Que l’on retapera à l’automne
La vie sous un parasol
Est avouons-le si intense
Que souvent
Très souvent même
On en oublie la mer