
C’est bien sûr d’un plus beau rouge en vrai 😉
Le ‘1’ c’est parce que d’autre vont suivre : comme Warhol, je vais explorer la couleur : donc Attention les zyeux ! 😉 me dire svp si d’aventure une association vous plait plus que l’autre
Assis sous un parasol
On se refait le film
On n’y voyait rien
On était gelés
Le sable était froid
Finalement ce soir
Ce sera comme d’hab
Bien au chaud sous la tente !
A trois heures en plein cagnard
Après le barbeuque
Et les litres de rosé
Sous le parasol
C’est juste pas possible
Et pourtant
On y est !
Assis sous le parasol
On voit un bel oiseau blanc
Délicat
Qui picore les vaguelettes
C’est quoi Papa ?
Oh moi, tu sais, en blanc,
A part les mouettes et les ours polaires !
Assis en rond
En plein soleil
Au fond de la plage
On se crame la peau
C’est la faute aux parents
Ils squattent les parasols
Assis sous le parasol
On ne voit rien
On voit juste la mer et l’horizon
C’est encore trop
On ferme les yeux

Théodore Botrel, par une nuit de 1895, bouleversé par ‘Pêcheur d’Islande’ qu’il vient de terminer, écrit d’un seul jet à 3heures du matin ‘La Paimpolaise’, et décide de quitter Paris pour Paimpol. Même si ce n’est pas vrai, c’est vrai. SL
Quittant ses genêts et sa lande
Quand le Breton se fait marin
En allant aux pêches d’Islande
Voici quel est le doux refrain
Que le pauvre gars
Fredonne tout bas
J’aime Paimpol et sa falaise
Son église et son Grand Pardon
J’aime surtout la Paimpolaise
Qui m’attend au pays breton
Le brave Islandais, sans murmure
Jette la ligne et le harpon
Puis, dans un relent de saumure
Il se glisse dans l’entrepont
Et le pauvre gars
Fredonne tout bas
Je serais bien mieux à mon aise
Devant mon joli feu d’ajonc
À côté de la Paimpolaise
Qui m’attend au pays breton
Mais souvent l’océan qu’il dompte
Se réveillant lâche et cruel
Et lorsque que le soir on se compte
Bien des noms manquent à l’appel
Et le pauvre gars
Soupire tout bas
Pour trotter la flotte irlandaise
Puisqu’il faut plus d’un moussaillon
J’épouserons ma petite Paimpolaise
En rentrant au pays breton
Puis, quand la vague le désigne
L’appelant de sa grosse voix
Le brave Islandais se résigne
En faisant un signe de croix
Et le pauvre gars
Quand vient le trépas
Serrant la médaille qu’il baise
Glisse dans l’océan sans fond
En songeant à sa Paimpolaise
Qui l’attend au pays breton
Aujourd’hui jour de toutes les merveilles
La mer étincelle
Bébé sort du parasol
Comme une tortue sort de l’oeuf
Et fonce tout droit
A quatre pattes
Vers l’eau bleue qui l’appelle
C’est la première fois
Rêvassant sous le parasol
On trouve la mer bien grande
Et l’homme bien petit
Mais soudain l’amour arrive
Pieds nus et le sourire aux lèvres
On trouve alors la mer bien petite
PS : petit hommage en bande de billard à Piccoli, Bardot et Godard