Couché devant le parasol
On ne voit rien
On rigole avec les autres
On est la momie
On est tout plâtré
Pas le droit de bouger
Même pas les orteils
Couché devant le parasol
On ne voit rien
On rigole avec les autres
On est la momie
On est tout plâtré
Pas le droit de bouger
Même pas les orteils
Assis sous un parasol
Devant une mousse
La couleuvre passe mal
On n’a pas reconnu le village
La mer elle n’a pas changé
Un peu comme un corps et son âme
Finalement
PS : désolée pour l’atroce jeu de mots du titre mais c’est la moins pire de toutes mes idées 😉
PapaMaman ! Regardez !
Le parasol sourit
Nous on marche à reculons
Comme les Indiens
On fait de fausses traces
Et en plus
La mer les efface !
C’est super !
Quel bonheur parfois
Lorsque la terre rage derrière soi
De pouvoir contempler sans désir
Assis sous un parasol de fortune
La grande mer indifférente
Assis sous le parasol
On se gorge de la mer
Enfin elle est là
Devant nous
Enfin
Elle existe
On remonte vers le parasol
Avec le seau
Tatie veut des jolis cailloux
Pour les vernir
Avec son vernis à ongles
Après ils brillent
Le soleil se lève
La mer attend
Et à neuf heures sonnantes
Plop !
Eclôt le premier parasol