Devant le parasol
Les ongles aveugles
Cherchent
Creusent
Grattent
Trouvent
Le sable fond
Papa ! Maman ! L’eau !
Elle est là !
L’eau ! Maman ! Papa !
Devant le parasol
Les ongles aveugles
Cherchent
Creusent
Grattent
Trouvent
Le sable fond
Papa ! Maman ! L’eau !
Elle est là !
L’eau ! Maman ! Papa !
Un grand coup de vent
Deux parasols s’envolent
C’est le chaos
Au paradis
Perchées sur les rochers
Toutes les mouettes rigolent
On est seule
À même le sable
Sans parasol
Sans mari
Sans chien
Sans enfants
Bien fait !
Bien fait et tant mieux !
Nous
Assis devant le parasol
On s’ asperge de sable
On fait comme les éléphants
Mais nous
On a un seau
C’est pareil
Ecrit en octobre mais l’actualité oblige l’auteur à publier ce parasol sans attendre plus longtemps.
Parasol bien sûr à ne pas mettre entre toutes les mains au cas où certains lecteurs iraient imaginer que l’auteur ne voit pas trop l’utilité des éléphants sur terre 😉 En effet, il faut toujours se méfier de ses lecteurs 😉
Maman ! Maman !
On court On court
Maman ! Viens voir !
On s’arrête net
Le parasol sourit
Mais
C’est pas Maman
Allongé sur le sable
À côté du parasol
On se demande
Ce qu’on choisirait pour
Traverser le désert
Un chameau blanc à une bosse
Ou
Un chameau noir à deux bosses ?
Debout devant le parasol
Entre le pouce et l’index
On tient en pince
Le petit crabe
Ses pattes s’agitent
Il veut la mer
Qu’est-ce qu’on fait ?
On le rejette à l’eau ?
C’est toujours comme ça
Lorsque le ciel gris
Stagne
Sur la mer grise
La plage se résigne
Elle plie ses parasols et
Elle s’en va
Arrivés sac-à-dos
Après dix mille peines
Tout en haut de la corniche
On découvre tout en bas
Le long de la mer qui scintille
Le grain serré de mille
Parasols joyeux
Comment peuvent-ils ?
Pas de parasol
Mais la mer
Le ciel
Le sable
Un château
Et le petit râteau vert
Laissé
Là