Le parasol sous le bras
Chargée des seaux et des serviettes
On arrive à la voiture
Elle est en plein cagnard
Dis Maman ?
Pourquoi tu t’es pas garée à l’ombre ?
Le parasol sous le bras
Chargée des seaux et des serviettes
On arrive à la voiture
Elle est en plein cagnard
Dis Maman ?
Pourquoi tu t’es pas garée à l’ombre ?
Nous
On a pas besoin de parasol
Avec des morceaux de bois
On s’est fait une petite cabane
Avec nos serviettes et nos t-shirts
Et on a mis du sable et des cailloux
Pour pas qu’ils s’envolent
Assis sur la plage
Vide de parasols
On regarde glisser
La dernière planche à voile
Un mec à côté
Gratte sur sa guitare
Assis sur une serviette
À côté du parasol
On répond vite à Florian
Lui aussi
S’emmerde sur une plage
Avec ses parents
Allongé sur le sable
À l’ombre d’un parasol
On voit la mer le ciel
Le vent
Tout est bleu Alors
On s’envole
Assis tout seul
À côté du parasol
On se dit qu’on
Est un vrai pigeon
D’avoir dit oui
Pour garder les affaires
premier ps : ce Parasol s’est inspiré de la sagesse profonde d’une phrase lue cet été dans Boussole
» Le monde est divisé entre ceux qui se dévouent et ceux qui s’amusent » … 😉
deuxième ps : les lecteurs attentifs verront que -contrairement à Brassens – l’auteur n’a pas cédé à la facilité d’une rime évidente avec ‘qu’on’ …
troisième ps : les (mêmes ) lecteurs attentifs noteront que l’auteur a introduit la couleur pour le texte de ce parasol. Ils y verront peut-être une rupture , voire un progrès : au 271 ième parasol posté, l’auteur se lance dans la couleur . Mais las ! c’est du vert olive ! la couleur du guano de pigeon .. ce qui pose alors une question d’esthétique : vaut-il mieux, pour un peintre, broyer du noir ou du vert olive ??? 😉
quatrième ps : bon week end à vous tous 😉
Après tout le voyage
On arrive à la Mer du Nord
Elle est toute grise
Il n’y a pas de parasol
Papa dit
Qu’au moins
Ça change
À genoux sur le sable
On pleure devant le château
Maman a plié le parasol
Elle veut qu’on
Rentre à la maison
Assise sous le parasol
On essaie de se réciter
Un poème
Puis un autre
Puis un autre
Effarant ! Tout est mité !
On referme le placard
Émile ! Tu viens ?
On va se baigner ?
Allongés sur le sable
À l’ombre des parasols
On boit l’horizon
L’horizon est sans maisons
C’est pour ça