Allongé sur le sable
À l’ombre du parasol
On est bien On est tranquille
On pense à la caravane
On sourit
C’était le bon temps
Allongé sur le sable
À l’ombre du parasol
On est bien On est tranquille
On pense à la caravane
On sourit
C’était le bon temps
Croquante en paréo
On a tout déballé
Le parasol est planté
Zut ! On a oublié l’eau !
Chéri ! On a oublié l’eau !
Après l’orage on tente
Une sortie La plage
Est déserte
Pas un parasol Les drapeaux
Pendent La mer est jaune crachat
Horrible
On rentre
Allongé sur le sable
À l’ombre d’un parasol
On se dit que si
La mer était sucrée le monde
Serait différent
Et que si
Les larmes
Assis dans un fauteuil
À l’ombre du parasol
On regarde le ciel et la mer
Et les idées noires
Deviennent
Bleues
cette nuit j’ai rêvé d’une phrase qui m’a réveillée. Elle avait cette évidence absolue qu’a dû avoir pour Jeanne d’Arc la phrase de l’Ange : ‘ Pucelle , tu dois bouter les Anglois hors de France ! ‘
Dans un demi-sommeil, je me suis vue dans un grand boubou blanc la distribuant aux foules qui sortent des bouches du métro parisien à 6 heures.
Bien réveillée et les pieds sur terre (??;-) ) je me suis dit que j’allais me contenter de la diffuser sur ce blog 😉
La voici :
Il n’est pas philosophique d’aller -sans savoir- dans le coassement du monde
Et toc ! !!! 😉
Pour la petite histoire (vraisemblable de ce rêve ) j’étais à Marseille il y a 15 jours et je me suis souvenue de Platon qui compare la Méditerranée à une mare ; plus les ports sont gros dit-il , plus le coassement des grenouilles est fort
Arrivé sur la plage déserte
On plante le premier parasol
Le fond de l’air est encore frais
On est le maître du monde
Immobile
En pleine vue de tous ces parasols
Qui ne voient jamais rien
On fait l’amour avec la mer
On la dévore des yeux
Vague après vague elle nous avale
Déjà on n’a plus de pieds
Elle vient de perdre une plage
Arrivé sur la plage
On est confiant
Papa ouvre le parasol et Maman cherche
L’arrosoir rouge
Aujourd’hui
C’est mon tour
Etendus pour sécher
À côté du parasol
Les pensées s’évaporent
C’était vraiment formidable